Le GBO à l'AADM : traduire un site ne suffit pas
A part traduire le web site en français, l'AADM (Alliance Avenir des médecins), le nouveau syndicat médical qui a raflé trois sièges en médico-mut, n'offre pour le moment rien de bien ciblé pour les MG francophones. Dans GBO-Arguments, Anne Gillet écrit carrément : " Traduire un programme, cela ne suffit pas ". Le risque d'une médecine générale flamando-flamande pèse toujours sur le sud du pays, estime la présidente du GBO.
L'approche bien différente des dossiers au nord et au sud, cela ne vaut pas que pour la collaboration pendant la dernière Guerre. En médecine générale aussi, les réalités vécues au quotidien varient d'une communauté à l'autre. " Au GBO ", écrit Anne Gillet dans GBO-Arguments (octobre 2014), " nous nous montrerons vigilants à éviter que les revendications spécifiques aux MG wallons et bruxellois ne soient étouffées par cette surreprésentation flamande. "
La MG de Bruxelles rappelle que la candidature de l'AADM est passée par le chas de l'aiguille : le nouveau syndicat est certes présent à Bruxelles et en Flandre (en forçant le trait) mais n'est pas mixte MG/spécialiste. " Cela crée de facto un déséquilibre linguistique et interdisciplinaire. Ceci devra amener des changements dans le fonctionnement de la médico-mut. "
Le Dr Gillet se dit très vigilante aussi à propos du caractère hybride du syndicat qui est une émanation de Domus Medica qui fait office de société scientifique. Mélange des genres ? Gillet pose à tout le moins la question : " Quelle indépendance pour une société scientifique qui mélange science, cercles et défense professionnelle?"
Une note finale optimiste mais interprétative : puisque, vraisemblablement, une part substantielle des transferts de MG flamands vers l'AADM l'ont été au détriment de l'ASGB, aile flamande du Cartel, cela signifie que le GBO a perdu beaucoup moins de plumes généralistes que l'Absym. " Le GBO conforte ainsi sa position de syndicat majoritaire de médecine générale francophone. "