Transplantation pulmonaire, on peut accroître le nombre de donneurs

Deux causes de décès de donneurs potentiels ne devraient plus exclure la transplantation.
En cas de maladie pulmonaire en phase terminale, la transplantation est un espoir de survie qui se heurte à une dramatique pénurie de greffons génératrice de décès sur liste d'attente. Augmenter le nombre de donneurs potentiels est donc de la toute première importance.
Une équipe américaine a donc entrepris de rechercher dans le registre national des transplantations pulmonaires l'association entre les causes du décès du donneur et la survie des transplantés. L'attention était surtout portée sur les cas d'asphyxie et de noyade car les poumons de ces personnes ne sont pas systématiquement utilisés par crainte d'éventuels dommages subis par les poumons.
Sur les 18.250 cas de transplantations pulmonaires primaires, les investigateurs ont repéré 309 cas dans lesquels les poumons provenaient de donneurs morts par asphyxie ou noyade. Ils rapportent des taux de survie identiques à ceux documentés lors de transplantation de poumons provenant de donneurs décédés d'autres causes et soulignent que les causes pulmonaires de décès sont même significativement moindres (5,8% versus 9,5%, p = 0,02).
Il n'y a pas non plus de différence en termes de rejet endéans la première année, de mise sous dialyse ou de survenue d'AVC.
Ces résultats indiquent donc que pour autant que les critères classiques de qualité et de fonctionnement soient remplis, la cause du décès ne doit pas être un critère automatique d'exclusion d'un donneur potentiel.