PremiumRhumatologie

Des cellules souches pour réparer le cartilage du genou : La Belgique en pointe...

Des cellules souches autologues sont maintenant utilisées pour le traitement des lésions chondrales et ostéochondrales du genou. La préparation des cellules et leur implantation s'effectue au cours d'une seule et même opération. Dans les 2 années qui suivent, les techniques d'imagerie confirment le processus de réparation des lésions cartilagineuses.

21 octobre 2014

Près de 60% des patients ayant bénéficié d'une arthroscopie du genou ont des lésions du cartilage, chondrales et ostéochondrales. Elles sont à l'origine de douleurs mécaniques, de sensations de blocage, de crépitation et de diminution de la mobilité. Des douleurs souvent vécues comme inévitables vu la faible capacité du cartilage à se régénérer par lui-même. Lorsqu'elles ne sont pas traitées, ces lésions évoluent immanquablement vers une arthrose précoce. Parmi les techniques de régénération proposées, celles qui font appel aux cellules souches sont prometteuses.

Des cellules viables à 12 semaines
Cette étude1 propose un protocole de préparation de chondroprogéniteurs au départ de cellules souches embryonnaires. Après mise en culture et différenciation en présence d'un facteur de transcription, les chondrocytes produits sont encapsulés dans un gel de fibrine et réimplantés dans un modèle animal. L'expression des gènes liés à la chondrogenèse est stimulée. La capacité de réparation est évaluée par histomorphologie et immunocytochimie. Des cellules humaines viables sont détectées à 12 semaines et elles sont aptes à régénérer le cartilage. Aujourd'hui, l'hôpital de Jolimont est devenu le premier centre de référence belge pour le traitement des lésions ostéochondrales du genou par cellules souches selon une technique IOR-G1 développée par l'institut Rizzoli de Bologne, qui fait appel à des cellules souches mésenchymateuses autologues. Les premiers résultats obtenus chez l'homme sont prometteurs, avec une amélioration significative des scores cliniques chez les patients traités et une réparation des lésions confirmée par l'imagerie.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine