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Prédiction du risque fracturaire: qu'apporte le taux de vitamine D?

La mesure de la vitamine D fait aujourd'hui partie intégrante du bilan biologique avec en finale ce constat que près de la moitié de la population est en insuffisance ou en carence de 25-OH vitamine D. Peut-on se servir de cette valeur pour apprécier le risque fracturaire chez des femmes, qu'elles soient ou non ménopausées ?

21 octobre 2014

Depuis quelques années, la vitamine D connaît un engouement certain pour ses effets extra-osseux. Mais il ne faut pas oublier qu'elle est également au coeur de la problématique osseuse, en particulier dans l'ostéoporose de la femme ménopausée. Dans ce domaine, la prévention des fractures ostéoporotiques passe de façon incontournable par l'association vitamine D/calcium. Mais peut-on faire du taux de vitamine D un facteur prédictif de survenue d'une fracture chez les femmes, quel que soit leur statut ménopausique?

Moins de fracture avec un taux élevé de 25-OHD
C'est au départ de l'étude SWAN (Study of Women's Health Across Nation) qu'a été constituée une cohorte1 de 1.756 femmes (âge moyen: 48,5 ans) dont la majorité en pré-ménopause (68,7%), 7,2% en péri-ménopause (7,2%) et 4,8% en post-ménopause. Les taux de 25-OH vitamine D ont été corrélés à l'incidence de fractures. Les résultats montrent sans surprise un taux moyen bas de 21,6 ng/ ml variable selon l'origine ethnique (14,1 ng/ ml chez les Afro-américaines, 25,2 ng/ ml chez les Caucasiennes, 20,1 ng/ml chez les Chinoises) avec 43% de femmes présentant une déficience (< à 20 ng/ml). Sur la période de suivi (9,5 ans), 5% des femmes ont présenté une fracture ostéoporotique. A chaque augmentation de 10 ng/ ml de vitamine D, correspond une réduction du risque fracturaire de 28% (OR= 0,72, CI95% 0,54-0,95). A un taux >20 ng/ ml correspond une réduction du risque fracturaire de 42% (OR= 0,58, CI95% 0,32-0,89) après ajustement en analyse multivariée pour une série de variables (âge, sexe, BMI, prise de corticoïdes, diabète, exercice physique ...). Pour les auteurs, cette étude observationnelle montre clairement le bénéfice clinique de taux élevés de 25-OHD face au risque fracturaire, et indépendamment du statut ménopausique.

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