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Une planche de salut contre l'hypercholestérolémie familiale ?

L'hypercholestérolémie familiale hétérozygote se caractérise par un taux plasmatique élevé et une faible absorption cellulaire du cholestérol LDL, ce qui débouche sur l'apparition précoce de maladies cardiovasculaires. Une nouvelle molécule, l'évolocumab, livrera-t-elle de meilleurs résultats chez ces patients, avec ou sans ézétimibe ?

Dr Michelle Cooreman - 21 octobre 2014

La PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/hexine 9) est une protéase à serine exprimée dans le foie et les intestins. Elle réduit le nombre de récepteurs du LDL-C dans les cellules hépatiques, provoquant ainsi une augmentation du taux plasmatique de cette forme de cholestérol. L'évolocumab est un inhibiteur PCSK9 qui abaisse la concentration plasmatique du LDL-C en rétablissant son absorption par les cellules hépatiques.

Deux doses
L'étude qui nous intéresse, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a été réalisée dans 39 centres spécialisés un peu partout dans le monde entre février et décembre 2013. Quelque 331 patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, stabilisés depuis au moins quatre mois sous traitement hypolipémiant et présentant un taux de LDL-C à jeun ≥2,6 mmol/l, ont été randomisés pour recevoir de l'évolocumab SC 140 mg/2 semaines (n = 111), de l'évolocumab 420 mg/mois (n = 110) ou un placebo toutes les deux ou quatre semaines (n = 55 dans les deux cas), et ce durant 12 semaines au total. Ils ont été stratifiés en fonction du screening du LDL-C (supérieur ou inférieur à 4,1 mmol/l) et de la présence ou non d'un traitement par ézétimibe à l'inclusion. Le critère d'évaluation primaire était l'évolution du taux de LDL-C par rapport au point de départ.

Une baisse rapide de 60%
L'analyse en intention de traiter révèle que les deux doses d'évolocumab permettaient d'obtenir une baisse significative du LDL-C moyen après 12 semaines (-59,2% et -61,3% respectivement, p < 0,0001). La moyenne aux semaines 10 et 12 affichait une réduction de 60,2% et 65,6% respectivement (p < 0,0001).


La tolérance était bonne et comparable à celle du placebo. Les effets secondaires les plus fréquents étaient une naso-pharyngite (9% vs 5% sous placebo) et des symptômes musculaires (5% vs 1%).

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