Alzheimer : la personnalité influence le risque de démence
Des chercheurs de l'Université de Göteborg ont mis à jour de nouveaux facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer. Il s'agit de certains traits de la personnalité comme la jalousie, la colère ou l'anxiété, et c'est vraisemblablement le stress chronique qui fait le lien entre ces traits et le développement de la maladie.
Pour aboutir à cette conclusion, le Dr Ingmar Skoog et ses collègues ont analysé les données de 800 femmes qui avaient entre 38 et 54 ans en 1968 et qui ont été suivies pendant 38 ans. L'équipe suédoise leur a fait passer des tests de personnalité et de mémoire.
Après la période de suivi, 19% des participantes ont développé la maladie d'Alzheimer ou une autre forme de démence. Un pourcentage qui grimpe à 25% chez celles qui se sentent le plus facilement en détresse ou qui se replient sur elles-mêmes, contre seulement 13% de celles décrites comme étant extroverties et résilientes.
Les auteurs ont encore découvert que les femmes qui ont obtenu les scores les plus élevés aux tests de névrosisme (émotions négatives comme la jalousie, la culpabilité, la colère ou l'anxiété) doublent leur risque de souffrir de démence à un âge avancé. Ce doublement du risque est également associé à un stress de longue durée, que ce soit au travail, ou dans le milieu familial.