Armée: La composante médicale au bout du rouleau
La composante médicale de l'armée est au bout du rouleau, alors même que le département de la Défense va connaître une coupe budgétaire se chiffrant à 1,52 milliard en cinq ans, peut-on lire mercredi dans le journal Le Soir. La survie de certaines opérations est compromise. "Nous sommes devenus tellement faibles dans certains domaines qu'on risque d'arriver à la fermeture ou à l'arrêt de certaines activités par pur manque de personnel technique", constate le médecin général-major Geert Laire, patron de la composante.
"Pour certaines spécialités médicales, on est au bout du rouleau. Si vous n'avez plus qu'une personne et que cette personne tombe malade, vous avez un gros problème".
Des solutions existent: il faudrait mettre en place un nouveau statut pour le personnel technique (médecins, pharmaciens, dentistes, etc.) qui rendrait l'armée plus attractive.
Il manque, par ailleurs, jusqu'à 50% de certains véhicules à la composante terre et la composante marine n'a plus assez d'hommes pour déployer les deux frégates qu'il lui reste.