GBO : "Les médecins touchés plus que les autres"
Représentant 30% des dépenses à leur corps défendant d'ailleurs, les médecins paient 40% des économies budgétaires décidées au conseil général de l'Inami, note le GBO. Qui regrette que les mutuelles se soient positionnées plutôt en fonction de leur affinité politique.
Spectateur impuissant car ne disposant que d'une voix consultative au conseil général de l'Inami, le GBO, commente ce lundi le budget 2015 proposé fin de semaine.
Il souligne tout d'abord le contexte de cette proposition : tout nouveau gouvernement, forte rigueur budgétaire, organismes assureurs votant surtout par affinités politiques.
Si le GBO déplore " une restriction de 120 millions sur les honoraires médicaux qui représente 40% des efforts budgétaires imposé aux prestataires alors que le secteur ne représente qu'à peine 30% des dépenses ", le syndicat se réjouit que " les soins de première ligne soient proportionnellement épargnés maintenant de la sorte l'accessibilité à un niveau acceptable ".
Il relativise comme d'autres les augmentations de ticket modérateur d'environ 55 millions car il s'agit de prestations de médecine spécialisée " peu récurrentes qui ne devraient pas constituer une charge insupportable pour le patient". "Cette mesure pourrait aussi influencer favorablement un échelonnement rationnel."
Conclusion : Conscient de la situation financière difficile du pays, le GBO regrette des mesures d'économies linéaires laissant peu de place pour de nouvelles initiatives. " Nous ne pouvons pas admettre que le secteur médical déjà touché par des mesures antérieures soit soumis à une nouvelle charge qui dépasse son poids relatif dans les dépenses de santé. Nous constatons que la répartition intrasectorielle répond à une certaine rationalité mais nous continuons à nous opposer à toute réduction linéaire. "
Bref : face aux économies qui se suivent et se ressemblent, les syndicats médicaux ne peuvent que répéter les mêmes doléances et émettre les mêmes regrets...