Mésothéliome, un nouveau signe diagnostique très performant
Une équipe multidisciplinaire belge attire l'attention sur un signe d'imagerie par résonance magnétique qui s'avère capable de mieux distinguer atteinte pleurale maligne et bénigne, que les deux principales manifestations évocatrices classiques.
Les deux principales manifestations d'imagerie évocatrices de mésothéliome sont l'épaississement pleural médiastinal et la rétraction hémithoracique par fibrose. Une autre manifestation décrite récemment est le pointillisme pleural, c'est-à-dire la présence de multiples points pleuraux hyperintenses visibles en imagerie par résonance magnétique pondérée en diffusion.
La fiabilité diagnostique de ces trois manifestations a été évaluée sur 100 patients consécutifs chez qui une atteinte pleurale maligne était soupçonnée. Ces patients ont tous eu un examen PET/CT scan et une IRM avec séquence pondérée en diffusion et le diagnostic a ensuite été confirmé histologiquement sur base d'un prélèvement recueilli lors d'une thoracoscopie exploratrice ou d'une biopsie guidée à l'aiguille.
Au total, l'examen histologique a révélé une affection bénigne chez 33 patients et une affection maligne chez 67 (un mésothéliome chez 57 patients). C'est la présence d'un pointillisme pleural qui a été l'élément le plus performant pour séparer atteinte bénigne et maligne avec une identification correcte chez 88 patients (sensibilité 93%, spécificité 79%) versus chez 78 patients pour l'épaississement pleural médiastinal et chez 66 patients pour la rétraction hémithoracique.
Selon l'équipe de la KULeuven qui a mené ce travail, l'excellente fiabilité diagnostique de ce nouveau signe pourrait le cas échéant, éviter le recours aux méthodes invasives de diagnostic.