Ebola : l'Institut de médecine tropicale en charge du diagnostic
L'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) pourra dorénavant procéder au diagnostic du virus Ebola dans ses propres laboratoires, annonce-t-il lundi. Auparavant, il devait envoyer les échantillons à l'étranger et les résultats n'étaient connus que 12 à 24 heures plus tard. Le centre national de référence pour les maladies tropicales, où Ebola a été découvert en 1976, était équipé pour détecter ce virus depuis quelques temps, mais il a dû attendre l'autorisation des autorités fédérale et flamande compétentes.
"Grâce à cette décision, nous pouvons prévenir une infection par le virus Ebola plus rapidement et donc rassurer les patients, leur famille et la communauté, même en cas de fausse alerte", se réjouit Kevin Ariën, responsable de l'unité de virologie de l'Institut. "Nous disposons de l'expertise et de l'infrastructure nécessaires pour effectuer ce diagnostic crucial en toute sécurité", assure-t-il.
Concrètement, les résultats seront connus quatre heures après l'arrivée des prélèvements, livrés depuis les hôpitaux du pays par transport spécial de marchandises dangereuses. L'IMT a réservé un espace propre au diagnostic d'Ebola dans ses locaux, où des mesures de sécurité supplémentaires, comme des combinaisons de protection spéciales, seront d'application. La culture et l'étude du virus ne sont cependant pas prévues sur place.
Les éventuels échantillons positifs seront donc envoyés à l'Institut Bernard Nocht à Hambourg (Allemagne), où le virus sera cultivé dans un laboratoire BSL-4 hautement spécialisé et sécurisé, un type de laboratoire qui n'existe pas en Belgique.