Toutes les facultés de médecine en grève ce jeudi

Une journée de grève et d'actions de sensibilisation sera organisée ce jeudi dans les facultés de médecine de Woluwe-Saint-Lambert (UCL), Bruxelles (ULB) et Liège (ULg), indique l'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) mercredi soir dans un communiqué.
Après la journée de grève organisée par les étudiants de dernière année en médecine de l'UCL lundi, une plateforme regroupant la Fédération des étudiants francophones (FEF), l'Union des étudiants de la Communauté française (Unécof), Action Inami, le Comité interuniversitaire des étudiants en médecine (CIUM), le Conseil de la jeunesse (CJ) et les différents conseils étudiants a décidé d'étendre les différentes actions à toute la Communauté française.
Ce jeudi, les étudiants des facultés de médecine de l'UCL, de l'ULB et de l'ULg prendront donc part à une journée de grève et d'actions de sensibilisation.
La plateforme exige un numéro Inami pour tous les étudiants en médecine, la mise en place immédiate d'un cadastre évaluant la pénurie en médecine et dentisterie, le comblement de la pénurie de médecins généralistes en Belgique et un refinancement des structures de stages pour augmenter le nombre de places disponibles.
ACTUALISE LE 30/10 A 13:23 :
Plusieurs centaines d'étudiants en médecine et dentisterie de l'UCL et de l'ULB ont convergé jeudi à 11h00 place Martin V, dans le quartier Alma à Bruxelles, pour réclamer haut et fort un numéro Inami. "Il y a une pénurie de médecins qui grandit et on ne permet pas à des gens qui ont étudié sept ans de la combler", ont dénoncé les porte-paroles de la plate-forme Inami, qui coordonne les actions. Tout comme leurs camarades de l'ULG, les étudiants bruxellois en 4e année de master en médecine et dentisterie ne se sont pas rendus sur leur lieu de stage jeudi matin.
Après s'être rassemblés sur leur campus respectif, ils ont rejoint la place Martin V où ils ont entamé des chants de protestation. "Si tu veux un Inami tape dans tes mains", ont ainsi scandé les futurs diplômés. "Sept ans en avant, sept ans en arrière, c'est la politique du gouvernement", ont-ils également chanté.
Sur leurs calicots, on pouvait lire des slogans tels que "Maggie débloque nos Inami" ou "Toubib or not toubib, un Inami pour tous".
Les porte-paroles du mouvement estudiantin ont ensuite pris la parole pour présenter leurs revendications. "On se base sur des chiffres désuets pour limiter la profession. On veut un cadastre maintenant", a ainsi clamé l'un d'eux. "Nous, on ne veut pas devoir faire trois gardes par semaine", a-t-il poursuivi. "Sans réponse rapide, nous continuerons avec des actions qui iront crescendo", a conclu un autre.