Parkinson-Alzheimer : des " nanobots " dans le cerveau...
L'ère est aux nanotechnologies. A l'échelle de très petites molécules, les nanomatériaux sont capables de passer la barrière hématoencéphalique pour réaliser leur fonction. L'idée des chercheurs basques à l'origine de cette recherche est de fournir des facteurs de croissance directement là où ils sont nécessaires...
Bien entendu, la recherche reste encore très fondamentale sur des modèles murins, mais elle mérite que l'on s'y arrête tant elle est originale. En effet, elle concerne l'approche neurodégénérative de différentes maladies comme le Parkinson ou l'Alzheimer. L'idée est d'augmenter le taux de facteurs de croissance comme le facteur neurotrophique de croissance gliale (GDNF) et le facteur de croissance vasculaire endothéliale (VEGF) encapsulés dans des nanosphères.
In vitro, la technique a montré son efficacité. Chez le rat, les nanoparticules ont été implémentées par craniotomie. Les facteurs de croissance ont été largués en 2 ou 3 mois et après 1 an, le polymère servant de support a été dégradé. Avant l'implantation, une partie des rats avaient subi des lésions, servant de modèles pour la maladie de Parkinson. Ces rats ont vu leur état s'améliorer de façon considérable par rapport aux rats lésés sans implantation.
Cela s'est ressenti dans leur comportement, mais les chercheurs ont aussi constaté une réparation des lésions. Ils ont aussi créé un modèle murin pour la maladie d'Alzheimer et ont obtenu une amélioration mnésique chez les animaux traités. Après examen histologique, ils ont remarqué une réduction des plaques d'amyloïde et une augmentation de l'angiogenèse. Les souris traitées se portaient par ailleurs aussi bien que les souris saines. Tout cela est bien entendu préliminaire et éloigné de la réalité clinique, mais constitue néanmoins une belle source d'espoir