PremiumRhumatologie

Arthrite psoriasique et syndrome métabolique: les effets pléiotropes des biologiques...

Les patients atteints d'une arthrite psoriasique ont fréquemment des comorbidités métaboliques associées. Les anti-TNF sont reconnus pour leur efficacité dans cette indication mais ils pourraient bien avoir aussi des effets pléiotropes bénéfiques précisément sur les composants du syndrome métabolique.

4 novembre 2014

L'arthrite psoriasique, le syndrome métabolique et les anti-TNF sont trois éléments étroitement reliés. L'arthrite psoriasique est une maladie inflammatoire chronique, le syndrome métabolique est un cluster de facteurs de risque cardiovasculaires résultant d'un déséquilibre de la balance entre les adipokines pro et anti-inflammatoires, et le TNF est une adipocytokine pro-inflammatoire produite par les monocytes et les macrophages qui joue un rôle central dans la réponse inflammatoire mais induit aussi l'apoptose des adipocytes, stimule la résistance à l'insuline et la lipolyse. L'idée est qu'à travers tous ces mécanismes, les anti-TNF agissent non seulement sur l'inflammation mais pourraient avoir aussi des effets pléiotropes au niveau du syndrome métabolique et des facteurs de risque cardiovasculaires.

Un effet bénéfique sur le syndrome métabolique
Cette étude1 visait à évaluer l'effet d'un traitement par étanercept, adalimumab et méthotrexate (MTX) sur les composants du syndrome métabolique dans une cohorte de patients atteints d'arthrite psoriasique suivis pendant une période de 2 ans. Durant la période d'observation, un total de 210 patients (âge moyen: 43 ans, durée d'évolution de l'arthrite psoriasique: 35,4 mois) rencontre les critères PsACR. Tous les paramètres métaboliques et l'activité de la maladie sont enregistrés à l'inclusion, à 12 mois et à 24 mois. A l'inclusion, 130 sur 210 patients ont toutes les caractéristiques d'un syndrome métabolique et cette proportion ne va pas se modifier sous MTX alors qu'elle diminue sous anti-TNF alpha. Les résultats montrent en effet que les patients traités par étanercept et adalimumab présentent une amélioration significative des composants du syndrome métabolique, incluant la circonférence à la taille, les taux de triglycérides, de HDL-cholestérol et de glucose comparés aux patients traités par MTX. Pour les auteurs, ces données suggèrent que la décision d'employer un anti-TNF chez un patient avec une arthrite psoriasique, ne doit pas seulement reposer sur l'effet bénéfique au niveau articulaire mais doit être intégrée dans une vision plus large de la maladie et de ses comorbidités.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine