Numéros Inami : L'Absym accable les universités
" Les coupables ne sont pas ceux qui ont voulu une planification nécessaire, qui a d'ailleurs fait l'objet d'un consensus et qui existe sous une forme ou sous une autre dans la plupart des pays occidentaux, mais bien ceux qui ont organisé un véritable sabotage : les universités francophones (contrairement à leurs homologues flamands qui respectent loyalement les accords). Une fois de plus, nous sommes confrontés à un véritable problème communautaire ", écrit l'Absym, dans un communiqué véhément.
Si cela devait être la dernière fois, Roland Lemye, le président de l'Absym, propose trois pistes pour régler le sort des étudiants surnuméraires tout en maintenant une commission de planification.
-Donner l'accès à la profession pour les médecins en cours de formation ou récemment diplômés, " de manière claire et sans utiliser encore une fois la méthode de lissage qui ne fait qu'hypothéquer l'avenir et perpétuer le problème ". Trois conditions : un concours d'entrée contraignant, un verrou en aval " pour se prémunir contre de nouvelles tentatives francophones de détruire le système ", l'engagement des étudiants à combler les poches de pénurie.
-Maintenir la Commission de planification mais avec publication de cadastres et analyse des flux migratoires entrants et sortants. " Des représentants des étudiants devraient y être intégrés avec voix délibérative, tout comme des représentants des jeunes assistants qui doivent siéger sur le banc des organisations professionnelles. "
-Encourager les universités à s'efforcer d'offrir une formation de qualité " plutôt que de rechercher la quantité en multipliant le nombre d'étudiants ". En maintenant des standards de qualité, " ce serait la meilleure façon de sortir de la médiocrité de leur classement et de se créer une nouvelle image de marque plus brillante ".