Big Data : Et si la médecine de demain se dessinait à Genève?
A quelques mètres des institutions internationales à Genève, un nouveau centre de recherche, appelé Campus Biotech, est en train de dessiner les contours de la médecine de demain, fondée sur la recherche et les "big data" ou mégadonnées en français. Grâce à ce campus, on peut rêver de faire remarcher des paralysés, faire retrouver la vue à des aveugles, ou implanter des électrodes ou des capsules contenant des traitements dans les corps des malades.
Installé dans un immense complexe de métal et de verre, qui abritait il y a deux ans le siège suisse du groupe pharma Merck-Serono, désormais fermé, ce campus regroupe plus de 230 chercheurs actuellement et devrait en accueillir 600 prochainement, selon le professeur Benoit Dubuis, directeur de la Fondation Campus Biotech Geneva.
A terme, plus de 1.200 chercheurs, ingénieurs et médecins du monde entier devraient travailler dans ce centre, qui a pour ambition de placer la région du Lac Léman au premier plan de "la recherche mondiale dans le domaine des neurosciences et de la bioingénierie".
Ce monde est composé de la recherche sur des thèmes qui pourraient relever de la science-fiction, comme faire remarcher des paralysés, faire retrouver la vue à des aveugles, ou implanter des électrodes ou des capsules contenant des traitements dans les corps des malades.
Diverses institutions ont déjà pris place dans les étages des différents bâtiments qui composent le campus. A l'étage supérieur, l'Institut suisse de biofarmatics travaille sur la médecine de demain, qui sera fondée sur le séquençage des génomes. "Il s'agit d'un système de médecine personnalisée", a déclaré la scientifique belge Christine Durinx, une des responsables de cet institut.