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Examen d'entrée : le "côté inégalitaire" de l'enseignement obligatoire freine toujours Marcourt

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Le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), et l'opposition MR ont croisé le fer mercredi en séance plénière du Parlement sur l'opportunité d'imposer un examen d'entrée aux études de médecine pour résorber la crise liée à la limitation des numéros Inami. Devant l'assemblée, le ministre socialiste a répété mercredi ses réticences envers pareille mesure déjà d'application en Flandre et désormais préconisée par les doyens des facultés de médecine francophones.

7 novembre 2014

"Je ne suis pas certain qu'un examen d'entrée, qui ne ferait qu'entériner le côté inégalitaire de l'enseignement obligatoire, soit une solution", a indiqué M. Marcourt, en réponse à des questions des députés Joëlle Kapompolé (PS) et Olivier Maroy (MR) sur le sujet.

S'appuyant sur les piètres résultats enregistrés lors du test obligatoire mais non-contraignant imposé depuis deux ans au début des études de médecine, l'oppostion MR a dénoncé mercredi "l'attitude irresponsable" du ministre Marcourt en freinant pareil examen.

Face aux députés, le ministre a répété qu'aucune étude n'avait jamais démontré de corrélation entre le nombre de médecins et le niveau de consommation médicale.

M. Marcourt a également dénoncé la manière, peu claire selon lui, dont le contingentement des médecins est aujourd'hui organisé par le fédéral, en l'absence de tout cadastre des médecins encore actifs.

A ses yeux, la solution la plus simple serait de lever les limitations actuelles du nombre de praticiens en médecine générale, d'urgences, de gériatrie et de chirurgie comme la ministre Onkelinx l'avait proposé l'an dernier mais que la Flandre avait bloqué.

"Faites cela et le problème sera résolu!", a assuré le ministre. "La planification communiste n'a jamais fonctionné nulle part!", a-t-il ironisé, accusant le le régime actuel de créer une pénurie de certains praticiens belges, ce qui a pour effet d'encourager l'arrivée de médecins étrangers sur notre territoire.

Des propos qui ont hérissé les bancs de l'opposition MR, Olivier Maroy rappelant que Laurette Onkelinx (PS) était jusqu'il y a peu ministre de la Santé, période qu'elle n'a pas mis à profit pour élaborer le cadastre des médecins pourtant tant attendu.

"Laurette Onkelinx a glandouillé pendant sept ans!", a lâché l'ancien journaliste, à peine audible dans un hémicycle envahi par les lazzis et reproches croisés entre députés socialistes et réformateurs.

Ces derniers ont annoncé mercredi leur intention de déposer une proposition de décret visant à instaurer un examen d'entrée aux études de médecine et de dentisterie.

L'opposition MR avait déjà pris pareille initiative sous la précédente législature, mais la majorité PS-Ecolo-cdH de l'époque l'avait rejetée.

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