Apnée du sommeil : il ne faut pas laisser ronfler une personne cardiaque
Mieux prendre en charge le syndrome d'apnée du sommeil chez les patients cardiaques permettrait de limiter les réadmissions à l'hôpital, selon une recherche de l'Université de Pennsylvanie portant sur l'impact du traitement par pression positive continue (PPC).
L'étude a été menée auprès de 106 patients dont 104 présentant des symptômes d'apnée du sommeil et ayant déjà été hospitalisés pour un infarctus du myocarde, une insuffisance cardiaque ou une arythmie. Parmi ces 104 patients, 81 (soit 78%) ont bel et bien reçu un diagnostic d'apnée du sommeil et parmi les 81, 65 (soit 80%) souffraient même du syndrome d'apnée obstructive du sommeil (SAOS) quand le relâchement musculaire pousse la langue et le voile du palais vers le fond de la gorge, ce qui obstrue en partie le pharynx et entraîne un ronflement, voire des apnées.
Durant 70% des nuits, les patients ont porté pendant minimum quatre heures par nuit un masque nasal délivrant une pression d'air constante pour maintenir ouvertes les voies aériennes et empêcher ronflements et apnées.
Éloquents, les résultats montrent qu'aucun des participants ayant reçu ce traitement n'est retourné à l'hôpital pour un nouvel événement cardiaque dans les 30 jours qui ont suivi sa sortie tandis 29% des patients qui n'en ont pas bénéficié ont, eux, connu une récidive et subi une ré-hospitalisation.
En conclusion, mieux vaut donc ne pas laisser ronfler les personnes qui ont déjà connu un problème cardiaque.