Quand le flux urinaire prédit l'état de santé

Une équipe de jeunes chimistes américains a mis au point un dispositif capable de détecter certains marqueurs de cancers du rein et de la prostate de manière aisée et rapide. Il suffit d'introduire de l'urine dans un petit tube et d'en évaluer la distance parcourue.
Il s'agit en réalité d'un dispositif composé de microtubes dans lequel sont disposées des séquences d'ADN qui se fixent sur des biomarqueurs spécifiques de ces pathologies. En réalité, il s'agit de séquences d'ADN analogues de celles de micro ARN qui correspondent à des biomarqueurs de cancers rénaux (mir-200c-3p) et de cancers de la prostate (mir-107). En l'absence de tels marqueurs dans les urines, celles-ci s'écoulent librement dans le tube.
A vérifier chez l'homme
Par contre, en présence de ces biomarqueurs - même s'il s'agit de quantités très faibles - l'ADN bloquera suffisamment de marqueurs pour ralentir le flux urinaire, signalant la présence potentielle d'une des pathologies recherchées. Les travaux n'ont jusqu'ici été réalisés qu'à l'aide d'urine synthétique. L'étape suivante prévoit de tester la méthode sur des échantillons d'urine humaine.
Pas mal d'avantages
Pour les chercheurs - des étudiants en chimie au Brigham Young University (Utah) - cette méthode peut présenter plusieurs avantages par rapport à celles qui sont actuellement utilisées. Elle permettrait d'éviter les prises de sang, d'obtenir les résultats instantanément et, probablement, avec une sensibilité supérieure. Selon eux, la méthode pourrait également être appliquée à d'autres pathologies.