PremiumRhumatologie

Arthrite juvénile idiopathique: une expérience positive avec un anti-IL6

Le blocage du récepteur de l'interleukine-6 est une stratégie thérapeutique utilisée dans le traitement de l'arthrite juvénile idiopathique et la maladie de Castleman multicentrique. On dispose pour ce faire d'un anticorps monoclonal, le tocilizumab. Quel est son profil de tolérance dans ces indications?

10 novembre 2014

Cette étude décrit le profil de tolérance du tocilizumab chez 8 enfants, dont 6 traités pour une arthrite juvénile idiopathique et 2 pour une maladie de Castleman multicentrique. Les doses administrées sont comprises entre 8 et 12 mg/kg de poids corporel selon la pathologie, administrée par IV chaque 2 à 4 semaines. La durée moyenne du traitement est de 32,9 mois (14 mois à 4,5 ans). De façon générale, les effets secondaires cliniques sont légers à modérés. On n'observe pas de cas de syndrome d'activation macrophagique ou de réaction anaphylactique. Le tocilizumab n'a jamais dû être arrêté en raison de la survenue d'effets secondaires cliniques. Sur le plan biologique, on note toutefois une neutropénie requérant de temps à autre des ajustements de doses. Une thrombopénie, une lymphopénie et une augmentation des enzymes hépatiques sont aussi rapportées mais sans effet sur le traitement. Tous ces effets secondaires d'ordre biologique sont gérables et n'ont pas de traduction clinique.

Une bonne tolérance chez le patient pédiatrique
En conclusion pour les auteurs, le tocilizumab offre un excellent profil de tolérance chez des patients pédiatriques, associé à une efficacité partielle ou totale sur la maladie. En général, le profil des effets indésirables chez les patients atteints d'arthrite juvénile idiopathique est similaire à celui observé chez les patients atteints de PR. Ils attirent toutefois l'attention sur le fait que ce genre de traitement doit être particulièrement bien suivi en raison de la sévérité potentielle des effets secondaires. On ne dispose malheureusement pas dans cette étude de données sur la sécurité à plus long terme.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine