Arthrite juvénile idiopathique: une expérience positive avec un anti-IL6
Le blocage du récepteur de l'interleukine-6 est une stratégie thérapeutique utilisée dans le traitement de l'arthrite juvénile idiopathique et la maladie de Castleman multicentrique. On dispose pour ce faire d'un anticorps monoclonal, le tocilizumab. Quel est son profil de tolérance dans ces indications?
Cette étude décrit le profil de tolérance du tocilizumab chez 8 enfants, dont 6 traités pour une arthrite juvénile idiopathique et 2 pour une maladie de Castleman multicentrique. Les doses administrées sont comprises entre 8 et 12 mg/kg de poids corporel selon la pathologie, administrée par IV chaque 2 à 4 semaines. La durée moyenne du traitement est de 32,9 mois (14 mois à 4,5 ans). De façon générale, les effets secondaires cliniques sont légers à modérés. On n'observe pas de cas de syndrome d'activation macrophagique ou de réaction anaphylactique. Le tocilizumab n'a jamais dû être arrêté en raison de la survenue d'effets secondaires cliniques. Sur le plan biologique, on note toutefois une neutropénie requérant de temps à autre des ajustements de doses. Une thrombopénie, une lymphopénie et une augmentation des enzymes hépatiques sont aussi rapportées mais sans effet sur le traitement. Tous ces effets secondaires d'ordre biologique sont gérables et n'ont pas de traduction clinique.
Une bonne tolérance chez le patient pédiatrique
En conclusion pour les auteurs, le tocilizumab offre un excellent profil de tolérance chez des patients pédiatriques, associé à une efficacité partielle ou totale sur la maladie. En général, le profil des effets indésirables chez les patients atteints d'arthrite juvénile idiopathique est similaire à celui observé chez les patients atteints de PR. Ils attirent toutefois l'attention sur le fait que ce genre de traitement doit être particulièrement bien suivi en raison de la sévérité potentielle des effets secondaires. On ne dispose malheureusement pas dans cette étude de données sur la sécurité à plus long terme.