Numéros Inami : Le GBO est d'accord pour un filtre
Le GBO estime qu'il faut accorder un numéro Inami à tous les étudiants mais sous conditions qu'ils assurent la pérennité et la qualité du système de soins. Le GBO se range à l'instauration d'un filtre à l'entrée " pour résoudre le différentiel nord-sud " qui soit modulable en fonction de l'évolution de la pyramide des âges.
Le GBO estime qu'il faut accorder un numéro Inami à tous les étudiants mais sous conditions.
La première est une réflexion préalable sur la répartition des tâches entre différentes lignes de soins y compris avec les paramédicaux (infirmiers, "assisteo", case-managers).
Accepter la demande des étudiants sans débat de fond risque de dégrader la qualité des soins, estime Anne Gillet, présidente du GBO.
Le GBO se range à l'instauration d'un filtre à l'entrée " pour résoudre le différentiel nord-sud " qui soit modulable en fonction de l'évolution de la pyramide des âges. Le syndicat d'Anne Gillet envisage un " lissage négatif " qui puisse étaler le déficit de numéros francophones " sur plusieurs années ". Dans le même temps, on renverserait le ratio dans le sens 25% de spécialistes et 75% de MG.
Côté stages, " le concept de 'dispositif' de stage doit être développé pour diversifier leur organisation sous une 'pratique', avec plusieurs médecins. Ceci augmenterait leur disponibilité , selon l'idée énoncée par les CUMG ".
" Un cadastre de la médecine curative et préventive doit impérativement être disponible pour répondre à la question : y a-t-il pénurie de médecins ou seulement déséquilibre entre spécialités ? "
Par ailleurs "il est indispensable de résoudre le problème des pénuries déjà déterminées des spécialités concernées (MG, pédo-psychiatres, endocrinologues (?), gériatres, psychiatres, urgentistes...)" et tenir compte du fait qu'il faut aujourd'hui plus de médecins puisque ceux-ci travaillent moins en semaine horaire.
Le concept de partage du temps de travail doit être développé
Le GBO demande qu'on " restaure la profession de médecin interniste général, profession indispensable à la bonne gestion des cas hospitaliers".
Les carrières " parallèles " doivent être développées : médecine préventive (du travail), coopération internationale ("en pénurie"), médecine de catastrophe et environnementale et médecine de santé publique, défense professionnelle, formation en journée et non le soir ou le WE.
Mais puisque qu'ouvrir raisonnablement les vannes n'est pas suffisant, le GBO demande qu'on " restaure l'attractivité de la médecine générale en oeuvrant encore davantage à sa revalorisation financière, intellectuelle et académique ".
En 2018, année de la double cohorte, la médecine de groupe devrait absorber un grand nombre d'assistants, espère le GBO. " Mais on pourrait aussi envisager un fond de crise, selon l'idée du Pr Yvon Englert, qui permettrait de développer des activités essentielles très peu promues actuellement comme la recherche et les études à l'étranger".
Il est aussi indispensable "d'éviter la concurrence déloyale entre les médecins sortant des universités belges et ceux venant de l'étranger non soumis aux quotas".