Numéros Inami : Une 50taine de parents tentent d'amadouer Maggie De Block
Quelque 50 parents d'étudiants en médecine menacés de ne pas obtenir de numéros Inami ont écrit à la ministre de la Santé publique Maggie De Block. Ils insistent sur les efforts considérables que leur progéniture a dû consentir. Sud-Presse en publie des extraits.
"Nos enfants, étudiants en 7è année de médecine sont passablement stressés depuis qu'ils ont appris qu'un étudiant sur deux de leur année n'aura pas son numéro INAMI. La plupart d'entre eux avaient, il y a 7 ans déjà, longuement pesé le pour et le contre du choix de ces études. (...) Se succédèrent dès lors les longues journées de cours, les mois de blocus et les sessions d'examens au cours desquels ils (elles) travaillaient minimum 12 heures par jour, 7 jours sur 7. "
" Puis vint l'année des stages dans lesquels ils (elles) s'impliquèrent avec toute l'énergie d'enfin pouvoir pratiquer et appliquer concrètement les connaissances accumulées, en contact direct avec les patients (...) "
" Et aujourd'hui, à quelques mois du terme, tout semble indiquer qu'un étudiant sur deux de leur année n'aura pas son numéro INAMI. Pourquoi? Si nous comprenons bien, les quotas de numéros INAMI ont été instaurés il y a 17 ans, dans un contexte de surplus de médecins qui posait des problèmes de financement de l'INAMI, problèmes qu'il était légitime pour les autorités compétentes de prendre à bras-le-corps. "
" Nous n'avons pas de leçon ni de conseils particuliers à vous donner pour régler ce problème complexe; c'est, dans le fond, votre métier. Nous osons juste espérer que si l'Etat (donc chaque citoyen) a contribué financièrement pendant 7 ans à former des étudiants, ce n'est pas pour en écarter la moitié sur base d'un nombre décidé sans véritable outil de suivi il y a 17 ans. Nous osons espérer au contraire que cet investissement s'opéra dans l'optique qu'ils puissent mettre leurs compétences au service de l'amélioration continue de la qualité du service de santé publique belge. Qualité dont vous pourrez, à juste titre, vous enorgueillir (...) "