Selon les Mutualités libres, l'éducation du patient (pré-) diabétique engrange des économies

" L'éducation thérapeutique des patients prédiabétiques (6 à 8 % de la population belge) peut réduire le risque de développer un diabète de type 2 de 51 à 58 %. Les programmes d'éducation au diabète sont donc efficaces, mais présentent-ils un bon rapport coût-efficacité à long terme ? A la veille de la Journée mondiale du Diabète, les Mutualités Libres publient une étude qui montre que c'est le cas ! " C'est ce qu'écrivent les Mutualités libres à la veille de la journée mondiale du diabète.
Bien qu'hélas, l'éducation du patient diabétique ne soit remboursée qu'à un stade avancé de la maladie, une étude des Mutualités libres réalisée en collaboration avec les universités de Leuven et de Gand renforce l'intérêt pour les " prédiabétiques " (personnes dont la tolérance au glucose est perturbée) et aux diabétiques de type 2 de l'éducation thérapeutique.
En comparant 17 évaluations économiques de l'éducation thérapeutique parmi ces patients publiées ces 12 dernières années, cette éducation s'avère économique à long terme, encore plus pour les prédiabétiques.
Prévenir la maladie en amont
Par ailleurs, d'après une autre étude des Mutualités Libres à paraître, un diabétique de type 2 choisi parmi des patients autonomes de moins de 75 ans " coûte " en moyenne 4.500 euros par an à l'assurance maladie. " Pour les patients diabétiques sans autre affection chronique, ce montant est de 3.400 euros et pour ceux avec une autre affection chronique, 4.800 euros. Quand le diabétique souffre de deux ou trois autres maladies chroniques, la facture grimpe respectivement à 7.300 euros et 9.900 euros pour la sécurité sociale. "
La troisième mutuelle du pays en conclut à l'importance d'organiser des campagnes de dépistage afin d'identifier les prédiabétiques et diabétiques de type 2.
Ensuite, des programmes d'éducation sur mesure sont vivement souhaitables, en tenant compte des éventuelles autres maladies chroniques du patient .