Le Cium (étudiants) exige une levée des quotas pour les disciplines pénuriques
Après que le cadastre des médecins ait confirmé une relative pénurie de MG, le Comité interuniversitaire des Etudiants en Médecine (CIUM) réclame, vendredi dans un communiqué, une levée des quotas et une revalorisation de ces disciplines pénuriques. Le constat du cadastre, résultat des travaux de la cellule de planification de l'offre des professions des soins de santé, est "sans appel" pour les étudiants. Si à l'heure actuelle, 14.277 médecins sont agréés (bénéficient d'un numéro Inami), ils ne sont que 11.583 à être réellement actifs et ne représentent que 8.459 équivalents temps-plein (ETP). A l'horizon 2037, les ETP ne seront plus que 6.063.
Pour le CIUM, les raisons de cette pénurie à venir sont multiples. D'une part, une importante féminisation de la profession, impliquant des horaires plus légers. En effet, le cadastre prévoit qu'en 2037, deux médecins généralistes sur trois seront des femmes. D'autre part, le non respect des quotas fédéraux de médecine générale, censé représenté 43% des spécialisations, par les facultés de médecine, et enfin, "le manque de valorisation de la profession durant le cursus impactant négativement sur les postulations en fin d'études".
D'autres spécialités seront également en difficulté dans les prochaines années. Ce sera le cas des urgentistes, des pédopsychiatres et des gériatres puisque, en tenant compte des résultats du cadastre, les sociétés scientifiques belges de ces spécialités indiquent qu'il manquera, à l'horizon 2037, de 711 à 1.500 ETP aux urgences, 300 ETP en pédopsychiatrie et 301 ETP en gériatrie.
Le Cium appelle donc désormais à une levée des quotas pour la médecine générale et ces spécialités, mais aussi à "une revalorisation de ces disciplines en faculté par le biais, entre autres, de stages supplémentaires".