Méditation et cancer : un effet sur les cellules !
A lire ce titre, on est en droit de se demander si les chercheurs ne divaguent pas de temps en temps, ni ceux qui s'en font l'écho. Même si ce type de recherche est encore rare, de plus en plus de personnes étudient les relations qui existent entre des interventions extérieures de type psychologique et leur impact sur des cellules de notre corps.
Dans ce cas-ci, les chercheurs de Calgary au Canada n'ont pas fait dans la dentelle. Leur objectif était de savoir si la méditation ou le soutien par des groupes de paroles peuvent influencer la longueur des télomères des cellules chez des patientes ayant souffert d'un cancer mammaire en dépression. Pour mémoire, le télomère est une partie très répétitive d'ADN, a priori non-codante. Plus sa longueur est importante, moins les cellules peuvent être considérées comme vieillissantes.
En tout, 88 femmes avec un cancer classé du stade I à III ont été réparties dans 4 groupes : l'un pris en charge par méditation, le deuxième par un groupe supportif, le troisième par les deux à la fois et le dernier groupe servant de contrôle sans prise en charge particulière. L'analyse ne montre aucune différence entre le groupe de médidation ou bénéficiant des soins supportifs. Une tendance apparait lorsqu'on considère le troisième groupe ayant bénéficié des deux types de prise en charge. Dans les groupes ayant bénéficié d'une intervention, il semble que les télomères ont maintenu leur longueur alors qu'elle a diminué si les patients n'avaient pas participé à des groupes d'intervention.
Difficile de conclure évidemment sur base d'une seule étude. Il semble néanmoins que les patients se maintiennent mieux avec un appui que sans, mais d'autres études seront encore nécessaires.