PremiumRhumatologie

Prédiction de fractures ostéoporotiques: le TBS fait-il mieux que le FRAX?

Le TBS (Trabecular Bone Score) améliore la prédiction du risque fracturaire en complément de la DMO, mais qu'en est-il par rapport à l'outil FRAX qui par les facteurs de risque cliniques et la DMO prédit aussi le risque fracturaire à 10 ans?

25 novembre 2014

Le TBS a été développé pour évaluer de façon non invasive la microarchitecture osseuse. Il se calcule à partir d'une image de densité minérale osseuse (DMO) lombaire. Dans les études prospectives, les femmes qui vont présenter une fracture ostéoporotique, ont des valeurs de TBS plus basses que celles sans fractures, indépendamment de la DMO. Dans les études rétrospectives, la situation est comparable avec des valeurs plus basses chez les femmes ménopausées, avec fractures ostéoporotiques, et ce indépendamment de la DMO et du FRAX. L'objectif de cette étude1 était de voir si le TBS apporte plus d'informations sur la probabilité de fractures ostéoporotiques majeures, que l'outil FRAX.

Le TBS est un outil prédictif indépendant du FRAX
L'enquête1 s'est appuyée sur la cohorte Manitoba incluant 33.352 femmes âgées de 40 à 100 ans (âge moyen 63 ans) avec une mesure du TBS au rachis lombaire et de la DMO au col fémoral. Pendant la période de suivi de 4,7 ans, on enregistre 1.754 décès et 1.872 femmes présentent une ou plusieurs fractures ostéoporotiques majeures. Pour chaque réduction de la déviation standard du score TBS, on observe un accroissement de 36% du risque de fractures ostéoporotiques majeures (HR = 1,36, p < 0,001) et un accroissement de 32% des décès (HR = 1,32, p < 0,001). Après ajustement pour les facteurs de risque cliniques et la DMO au col fémoral, le score TBS reste un facteur prédictif significatif de fractures (HR = 1,18) et de mortalité (HR = 1,20). Le modèle montre également qu'un TBS faible signe un risque de 1,5 à 1,6 fois plus important de fractures comparé à un TBS élevé pour une large gamme d'âges et de T-scores. La conclusion est que le TBS est un outil de prédiction des fractures indépendant de l'outil FRAX et de la DMO au col fémoral.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine