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Polyarthrite rhumatoïde: comment prédire la non compliance du patient ?

La compliance au traitement est la clé du succès dans le traitement des maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde. L'objectif de cette étude était d'identifier des facteurs prédictifs d'un arrêt de traitement par agent biologique.

25 novembre 2014

Cette cohorte prospective1 a sélectionné dans une banque de données (Rhumadata), des patients adultes avec un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde (PR), traités par au moins un agent biologique depuis 2003. La banque de données inclut toutes les informations cliniques, biologiques et socio-économiques sur une période de 3 ans après le début du traitement ou jusqu'à l'arrêt du traitement. Les agents biologiques retenus sont l'abatacept, l'adalimumab, le certolizumab pegol, l'étanercept, le golimumab, l'infliximab, le rituximab, le tocilizumab et l'anakinra. L'arrêt de traitement est évalué d'après les prescriptions de la pharmacie.

Deux facteurs prédictifs
Pour 623 patients (moyenne d'âge 53,2 ans, 77% de femmes, durée de la maladie 7,7 ans), traités par au moins un agent biologique, la durée moyenne de traitement pour le premier agent biologique est de 1,7 années (SD = 2,1). Globalement, 37%, 52%, 65% et 70% des patients ont arrêté leur traitement à 6, 12, 24 et 36 mois respectivement. En analyse time-to-event, le régime de travail (temps partiel ou temps plein) est significativement associé à l'arrêt du traitement (HR=1,57, CI95% 1,05-2,34). Le revenu entre également en ligne de compte (de 20.000 à 40.000$ versus <20.000$) avec un HR de 1,35 et 80.000 à 100.000$ versus <20.000$ avec un HR de 2,16. Le nombre de DMARDS utilisés et l'usage du méthotrexate sont associés à un risque réduit d'arrêt de traitement (HR = 0,89 et 0,80).

Cette étude en real life démontre qu'un taux important d'arrêt de traitement par un agent biologique est observé dans les 3 ans pour des raisons professionnelles et socio-économiques. Ce constat devrait inciter à mettre sur pied des interventions pour améliorer l'adhérence de ces patients dans cette maladie chronique et progressive.

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