Cancer du rein : Néphrectomie radicale ou partielle ?
Selon une équipe de chercheurs coréens, les néphrectomies partielles devraient être préférées aux interventions radicales pour traiter les carcinomes rénaux, lorsqu'il s'agit de tumeurs de petit à moyen volume.
Dans cette étude, les investigateurs ont analysé les données de 557 patients présentant des carcinomes du rein d'un diamètre maximal de 7 cm. Une néphrectomie partielle a été réalisée chez 31% de ces patients, les autres 69% étant traités par néphrectomie radicale. Les données des trois premières années postopératoires ont été suivies.
Préserver la fonction rénale
Au cours de cette période de suivi, les patients qui avaient été traités par néphrectomie radicale ont présenté une détérioration plus importante de la fonction rénale par rapport à ceux qui avaient bénéficié d'une néphrectomie partielle. Tant en période postopératoire immédiate que trois ans après l'intervention, les taux estimés de filtration glomérulaire étaient significativement inférieurs en cas de néphrectomie radicale (p=0.05), alors que les incidences des insuffisances rénales aiguës (70.1% en cas de néphrectomie totale contre 24.3% en cas de néphrectomie partielle) et de l'apparition d'insuffisances rénales chroniques (55.7% contre 6.2%, respectivement dans ces deux groupes) étaient significativement plus élevées.
De plus en plus de tumeurs de volume modéré
Ces données sont particulièrement intéressantes si on tient compte du fait que le développement des techniques d'imagerie de plus en plus sophistiquées a permis de mieux circonscrire les tumeurs rénales, de sorte que les tumeurs nouvellement détectées sont plus fréquemment de petite ou de moyenne taille et se présentent à un stade moins élevé, ce qui augmente, bien entendu, la possibilité de réaliser des néphrectomies partielles.