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Cancer de la prostate : Toujours autant de dosages du PSA aux Etats-Unis

Les recommandations en matière de dosage du PSA ne semblent pas avoir sensibilisé de manière spectaculaire les confrères outre Atlantique. C'est ce qui ressort d'un article publié dans Urology.

Dr Christian Cottriau - 9 décembre 2014

En 2012, la 'United States Preventive Services Task Force' (USPSTF) avait émis des recommandations déconseillant un dosage systématique du PSA pour le dépistage du cancer de la prostate. Elles ne semblent pas vraiment avoir permis de modifier le comportement des médecins américains, si on en croit une étude réalisée à l'Université de New York qui montre que le nombre de patients référés aux urologues pour l'apparition d'une augmentation des taux de PSA n'a pas changé. Les caractéristiques des patients adressés aux spécialistes pour cette raison se sont également maintenues avec, parmi eux, un nombre important de patients à faible risque.

Les urologues s'adaptent
Le comportement des urologues s'est, quant à lui, quelque peu adapté. La décision de réaliser des biopsies est devenue plus réfléchie qu'elle ne l'était auparavant. Les urologues avaient davantage tendance à réaliser davantage de tests urinaires PCA3 et à répéter les dosages de PSA, tandis que le nombre de recommandations de réaliser des biopsies avait nettement diminué lors de la première consultation.

Etude dans un centre new-yorkais
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont examiné la manière dont avaient été pris en charge 201 sujets dans un centre new-yorkais au cours de l'année précédant les recommandations et ils les ont comparées avec les données de 212 hommes qui ont été pris en charge un an après ces recommandations. Les deux groupes de patients étaient comparables en ce qui concerne l'âge, la race, les antécédents familiaux de cancer de la prostate, les valeurs de PSA et les résultats de toucher rectal.

Autant de biopsies ,en fin de compte
Par rapport à ceux qui avaient consulté avant l'émission des recommandations de l'USPSTF, les patients qui ont été vus après 2012 ont été davantage testés pour le PCA3 (27% contre 11% ; p<0.01), les dosages de PSA ont été plus fréquemment répétés (82% contre 72% ; p=0.02) et ils ont subi moins de biopsies, dès la première consultation chez l'urologue (16% contre 24% ; p=0.03). In fine, la proportion de biopsies s'est cependant avérée comparable dans les deux groupes.

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