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Douleurs arthrosiques chroniques : les opioïdes sont-ils efficaces ?

La question a toujours été débattue, mais aujourd'hui une revue systématique et une méta-analyse de 20 essais cliniques incluant 8.545 participants pourraient clore le débat ...

9 décembre 2014

L'efficacité, la tolérance et la sécurité d'emploi des opioïdes dans la douleur arthrosique chronique ont toujours fait l'objet d'un débat. Les auteurs ont voulu apporter leur contribution à ce débat en procédant à une revue systématique Cochrane1 de toutes les études publiées à ce jour sur les opioïdes dans cette indication. Un total de 20 essais cliniques randomisés en double aveugle versus placebo ont été inclus, rassemblant 33 bras de traitement et 8.545 patients. La durée médiane des études était de 12 semaines. Ont été le plus testés : l'oxycodone et le tramadol (12 études), ensuite la buprénorphine, l'hydromorphone, la morphine et le tapentadol (6 études), et enfin la codéine, le fentanyl et l'oxymorphone. Les résultats montrent que globalement, les opioïdes sont supérieurs au placebo dans la réduction de l'intensité de la douleur (différence standardisée moyenne - 0,22, p < 0,00001) dans 16 études avec 6.743 participants. Les opioïdes apportent aussi une amélioration globale du patient, y compris la capacité physique dans 3 études incluant 2.251 participants mais en revanche, les patients arrêtent plus fréquemment leur traitement au terme de 15 études incluant 6.834 participants. Les auteurs ne constatent pas de différence significative entre les opioïdes et le placebo en termes de fréquence d'effets secondaires sérieux ou de décès.

Les opioïdes sans le moindre doute
La supériorité des opioïdes en termes d'efficacité ne fait aucun doute, même si leur tolérance pose parfois problème. Le ES (effect size) de la réduction moyenne de l'intensité de la douleur et du handicap physique est petit. La sécurité d'emploi est bonne et la thérapie par des opioïdes peut être proposée à court terme chez des patients sélectionnés présentant une douleur arthrosique chronique. Toutefois, aucune recommandation ni évidence ne mentionne les opioïdes en première ligne de traitement dans cette indication.

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