Cancers de la vessie : Immunothérapies, le nouvel espoir
Au cours d'un symposium organisé conjointement par l'Institut Jules bodet (Bruxelles) et la BSMO, le Pr Jean-Pascal Machiels (Cliniques Universitaires St Luc, Bruxelles) a présenté les résultats très encourageants obtenus avec les nouvelles molécules à l'étude en immunothérapie dans les cancers de la vessie.
" Les cancers de la vessie s'accompagnent de taux élevés de progression ou de récidive avec un traitement initial et le pronostic est très défavorable en cas de maladie avancée ", a souligné le Pr Machiels. " 50% de ces patients ne supporteront pas le traitement - à base de cisplatine - préconisé par les recommandations internationales. Or, il existe peu d'autres options chez ces patients, ce qui est également le cas en cas de récidive sur un dérivé platine. La survie globale moyenne en seconde ligne est de l'ordre de 4 à 14 mois ".
Inhibiteurs PD-1 et PD-L1
Jean-Pascal Machiels a rappelé les bons résultats récemment présentés chez ce type de patients, avec le pembrolizumab, un inhibiteur des récepteurs PD-1 et le MPDL3280A, qui inhibe, quant à lui, le ligand PD-L1.
" Dans les deux cas, il s'agissait d'une population lourdement traitée au préalable avec un dérivé platine ", a souligné l'oncologue de Saint-Luc. Les résultats montrent avec le pembrolizumab, un taux de réponse objective de 24.1%. Avec l'inhibiteur de PD-L1 il était de 52% en cas de surexpression de PD-L1 et de 14% chez les patients avec un statut PD-L1 négatif. Dans l'étude avec pembrolizumab, la médiane de survie sans progression était de 8.6 semaines et la médiane de survie globale de 9.3 mois. Dans l'étude utilisant le MPDL3280A, la PFS était de 24 semaines chez les patients avec des tumeurs PD-L1+ et de 8 semaines en cas de tumeur PD-L1-. La médiane de survie globale n'a pas été atteinte dans cette étude.