Cancer de la prostate : Un traitement anti-VIH efficace sur les métastases ?
D'après des chercheurs de l'Université de Philadelphie, un récepteur impliqué dans le traitement du VIH semble également intervenir dans le développement de métastases dans les cancers de la prostate.
Il s'agit en réalité du récepteur CCR5 pour lequel il avait déjà été montré que les cellules tumorales de certains cancers du sein qui présentaient ce récepteur à leur surface avaient tendance à métastaser vers les poumons. L'équipe américaine qui est à l'origine de cette découverte s'est posé la question de savoir si le récepteur CCR5 pourrait jouer un rôle comparable dans le développement de métastases osseuses et cérébrales dans les cancers de la prostate.
Modèle murin
Pour réaliser cette étude, les auteurs ont développé une lignée de cellules de cancer de la prostate présentant une augmentation de l'activité d'un gène Src. Ce type de cellules est fréquemment à l'origine de métastases osseuses dans des modèles murins immunocompétents. Les chercheurs ont ensuite analysé les gènes de tumeurs qui avaient développé des métastases osseuses et cérébrales. Ils sont ainsi arrivés à la constatation que certains gènes intervenant dans ces processus tumoraux impliquaient les voies de signalisation de CCR5.
Traitement potentiel ?
Poussant leurs recherches plus loin, les auteurs ont administré à ce type de souris, une molécule utilisée dans le traitement du VIH, le maraviroc. Ce traitement a permis de réduire de 60% la charge métastatique globale au niveau du squelette, du cerveau et des autres organes.