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Le KCE en faveur du test HPV pour un dépistage plus efficace que l'actuel frottis

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Un dépistage basé sur la détection de la présence du virus de type papillomavirus humain (test HPV) serait plus efficace que l'actuel frottis (aussi appelé Pap-test) pour protéger les femmes de plus de 30 ans contre les cancers du col de l'utérus, estime lundi le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) dans un communiqué.

D'après communiqué - 19 janvier 2015

Le dépistage du cancer du col de l'utérus se fait actuellement par le "Pap-test". Le test HPV est uniquement remboursé comme examen complémentaire chez les femmes dont le "Pap-test" présente des anomalies.

Concrètement, la technique du "Pap-test" permet de détecter des cellules précancéreuses. "De telles cellules sont présentes en moyenne 10 à 15 ans avant qu'un véritable cancer invasif ne se développe. Les lésions peuvent alors être traitées localement de façon très simple et efficace", explique le KCE. Il est recommandé aux femmes de 25 à 64 ans d'effectuer ce test tous les 3 à 5 ans.

En Belgique, seules quelque 60% des femmes se font dépister, regrette le KCE, précisant qu'à l'inverse nombre de femmes qui se font dépister le font trop fréquemment.

Sur base d'une étude menée en collaboration avec l'Institut scientifique de santé publique et le Registre du cancer, le KCE recommande cependant de remplacer le Pap-test par le test HPV pour les femmes âgées de 25 à 64 ans. En effet, ce dernier détecte la présence du virus de type papillomavirus humain lui-même et non pas les lésions précancéreuses.

"Ce changement de test devrait permettre d'éviter 240 cas de cancer supplémentaires et 96 décès pour 100.000 femmes dépistées", estime le KCE. Par ailleurs, "étant donné que le risque de développer un cancer invasif après un test HPV normal est nettement plus faible qu'après un Pap-test normal, on pourrait, en toute sécurité, allonger le délai entre deux dépistages à 5 ans" au lieu des 3 ans actuels.

Presque 15 millions d'euros pourraient être épargnés par cette mesure qui permettra de faire moins de dépistages et de traiter moins de cancers invasifs.

Cependant, le KCE plaide pour le maintien du Pap-test chez les femmes de moins de 30 ans. "Chez ces jeunes femmes, les infections par HPV sont plus fréquentes mais généralement transitoires. Le test HPV pourrait donc entraîner de nombreuses angoisses inutiles et des traitements superflus."

En outre, le KCE rappelle l'importance du dépistage même chez les patientes vaccinées contre le virus HPV. "En effet, les vaccins existants ne protègent pas contre tous les types de virus HPV susceptibles de causer un cancer du col. De plus, nous ne disposons pas encore de données scientifiques fiables sur la durée de la protection conférée par ces vaccins", conclut le centre fédéral.

Au total, 623 cas de cancer du col de l'utérus ont été dénombrés en Belgique en 2011, pour un âge moyen au moment du diagnostic de 54 ans, d'après les derniers chiffres du Registre du cancer.

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