Incontinence de stress : quand les robots passent par là...
L'aide robotique dans la chirurgie urologique n'est pas neuve. Elle offre plus de dextérité et plus de visibilité aux chirurgiens aux commandes, mais aussi des avantages certains lorsqu'il s'agit de chirurgie pelvienne profonde.
Une équipe de Lille fait part de son expérience au sujet de 11 patientes souffrant d'incontinence de stress nécessitant la pose d'un sphincter urinaire artificiel. L'étude unicentrique s'est étendue entre 2012 et 2014. Le robot est muni de 4 bras. L'espace urétrovaginal a été disséqué avec un accès à l'espace de Retzius. Le sphincter artificiel a été placé par la fosse iliaque droite. Les données ont été collectées de manière prospective, avant, pendant et après la procédure. Les résultats ont ensuite été classés suivant le degré de continence obtenu : complète, continence sociale ou incontinence.
Après un suivi de 17,6 mois (10,8-26 mois), 8 patientes, soit plus de 72%, ont bénéficié d'une implantation du sphincter urétral. De celles-ci, 7 (85,7%) rapportent une continence complète, 1 patiente une continence sociale. Les chirurgiens ont déploré deux atteintes vaginales et deux au niveau de la vessie durant l'intervention. Deux patientes ont souffert de complications postopératoires légères précoces ; deux autres de complications sévères.
La procédure avec robot est donc faisable, concluent les auteurs. Cependant, comme dans tous ces types d'intervention, l'expertise joue un rôle majeur. D'autres études sur des groupes plus larges sont donc tout à fait indispensables.