Trithérapie avec l'albiglutide : premiers résultats favorables
L'albiglutide est un analogue du GLP-1 (glucagon like peptide) à longue durée d'action, destiné au traitement du diabète de type 2. Il peut être administré en monothérapie à des patients qui obtiennent un contrôle glycémique insuffisant au moyen des seules mesures hygiéno-diététiques, et qui présentent une contre-indication ou une intolérance à la metformine. Il peut toutefois également être utilisé en traitement adjuvant chez des patients non contrôlés par d'autres antidiabétiques, y compris l'insuline.
Ce dernier point a été examiné dans cette étude randomisée, en double aveugle, auprès de 685 diabétiques de type 2 adultes déjà traités par metformine et glimépiride.
Diminution de l'HbA1c
La durée d'étude prévue était de 156 semaines, mais nous présentons ici les premiers résultats après 52 semaines. Les patients ont été randomisés vers 30 mg d'albiglutide par semaine, 30 mg de pioglitazone par jour ou un placebo. Tant la dose d'albiglutide que de pioglitazone pouvait être augmentée, si nécessaire, respectivement à 50 mg/semaine et 45 mg/jour. La dose initiale de metformine n'était pas modifiée (>1.500 mg/jour), mais la dose de glimépiride (4 mg/jour) pouvait être réduite en cas d'hypoglycémie persistante.
Au bout d'un an, la modification corrigée du taux d'HbA1c atteint -0,87 (p<0,001) dans le groupe recevant la trithérapie avec l'albiglutide, versus 0,25 avec la pioglitazone. La glycémie à jeun a rapidement diminué au cours des deux premières semaines, avec l'albiglutide.
Bonne tolérance
On a noté une hypoglycémie confirmée chez 14 % des patients du groupe albiglutide, contre 25 % dans le groupe pioglitazone et 14 % sous placebo.
La modification moyenne du poids atteignait -0,42 kg avec l'albiglutide, +4,4 kg avec la pioglitazone et -4,40 kg avec le placebo. On a constaté des effets indésirables sévères chez respectivement 6,3 %, 9,0 % et 6,1 % des patients.
13 % des patients ont présenté une réaction au site d'injection de l'albiglutide, mais ceci n'a conduit à arrêter le traitement que dans 1,4 % des cas.
Les auteurs concluent dès lors que l'albiglutide administré en trithérapie abaisse efficacement la glycémie au bout d'un an, et qu'il est globalement bien toléré.