Le parquet de Bruxelles n'a ouvert qu'un seul dossier pénal d'excision en 2014
Le parquet de Bruxelles a ouvert un seul dossier pénal pour excision en 2014. Un bilan interpellant alors qu'une étude de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, financée l'an passé par le SPF Santé, a révélé que les filles et femmes excisées ou à risque de l'être s'installent prioritairement en Région bruxelloise, et a évalué leur nombre à plus de 4.000, révèle La Dernière Heure mercredi. "un problème sérieux et récurrent de dépistage" par les intervenants médicaux, scolaires et sociaux.
Le bilan n'était pas meilleur les années précédentes. En 2008 et 2009, le parquet de Bruxelles n'a pas ouvert de dossier concernant cette problématique, contre un en 2010, zéro en 2011, deux en 2012 et un en 2013.
Le procureur du Roi Jean-Marc Meilleur considérait l'an passé que ce décalage traduisait pour le moins "un problème sérieux et récurrent de dépistage" par les intervenants médicaux, scolaires et sociaux.
Pratiquée sur une mineure d'âge, l'excision est punie de 5 à 7 ans de réclusion. Et peu importe que la victime ou ses parents aient marqué ou non leur accord.