PremiumActualités médicales

Ebola : Pas de moratoire sur les expulsions

Le Collectif Ebola, qui rassemble des personnes sans autorisation de séjour sur le territoire belge, déboutées de leur procédure de demande de statut et issues essentiellement de Guinée, un des pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, a été reçu jeudi à l'Office des Etrangers. Le directeur général de l'Office des Etrangers, Freddy Roosemont a, à cette occasion, réitéré le refus des autorités de déclarer officiellement un moratoire sur les expulsions vers les pays touchés par l'épidémie. En pratique, toutefois, les policiers refusent d'escorter les expulsions depuis le mois d'août.

D'après communiqué - 23 janvier 2015

Le collectif indique constater "une absence totale de prise au sérieux de la catastrophe humanitaire" de la part de la Belgique, selon les mots d'Alexis Andries, membre de l'asbl Pigment et qui accompagne le collectif. "Selon l'Office des étrangers et le secrétaire d'Etat, il n'y a pas lieu de faire quoi que ce soit pour arrêter le retour de ces gens", déplore-t-il jeudi à l'issue de la réunion, évoquant des "arguments juridiques complexes".

Le Collectif Ebola souhaitait que soit mise en place une protection temporaire des ressortissants déboutés "jusqu'à ce que l'OMS déclare l'éradication du virus dans les pays concernés". "La sécurité alimentaire n'y est plus garantie", argumente Alexis Andries au sujet du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée. "A Monrovia, la capitale du Liberia, la capacité des hôpitaux 'hors Ebola' est de 10 lits! "

En pratique, même si aucun moratoire n'a été déclaré, il n'y a plus aucun rapatriement forcé avec escorte policière vers la Guinée depuis le mois d'août. Les agents de police refusent en effet d'effectuer des escortes vers ce pays. "Certains Guinéens font des retours volontaires", indique-t-on du côté de l'Office des Etrangers, où l'on précise par ailleurs que "la Convention de Genève ne prévoit pas de motifs de santé publique pour accorder le statut de réfugié".

"Le Commissatiat Général aux Réfugiés et aux Apatrides estime, en se basant notamment sur les analyses de l'OMS et sur l'évolution positive de la situation dans d'autres pays, qu'il n'y a pas de danger mortel pour les ressortissants guinéens. Le pays n'est pas tout à fait coupé du monde, des vols réguliers y sont encore effectués et il est possible d'y vivre normalement avec des précautions de base", résume la porte-parole de l'Office des Etrangers.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine