Sursis pour une acupunctrice après un empoisonnement à l'acide aristolochique
Une trentenaire d'origine chinoise résidant à Tremelo a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Louvain à une peine de douze mois de prison avec sursis de trois ans et à une amende de 156 euros. Elle était poursuivie pour avoir prescrit à une de ses patientes souffrant de troubles du sommeil un mélange d'herbes contenant de l'acide aristolochique, jugé cancérigène et interdit en Europe. L'accusée a déclaré ne pas savoir que les herbes étaient contaminées, le juge a estimé qu'elle devait être au courant.
L'acupunctrice en question a étudié la médecine traditionnelle en Chine pendant cinq ans avant de venir suivre des cours d'anthropologie sociale en Belgique. Elle a débuté en tant qu'acupunctrice mais s'est également spécialisée dans la guérison par les plantes.
Sa victime, une sexagénaire de Vossem, a requis ses services à l'été 2010. Souffrant de troubles du sommeil, elle s'est vue prescrire un mélange d'herbes. Elle est ensuite rapidement tombée malade, a perdu ses cheveux et a perdu le goût. Son état de santé n'a cessé de se détériorer et elle a dû subir une transplantation rénale l'été dernier.
Le tribunal avait déjà accordé, à titre provisionnel, 5.000 euros de dommages et intérêts à la victime, qui est sur le point de perdre son deuxième rein. Une somme exacte sera fixée après une nouvelle auscultation par un médecin légiste. L'acupunctrice devra également s'acquitter des frais de justice, soit quelque 1.800 euros.