Voies urinaires inférieures : après le traumatisme...
Les causes d'accident touchant les voies urinaires inférieures peuvent être nombreuses. Une équipe européenne a voulu résumer les principales mesures à prendre dans ce cas et les explicite dans les dernières recommandations de l'EAU...
Parmi les sources les plus fréquentes de traumatismes des voies urinaires inférieures, les accidents de la route viennent probablement en première place. Ceux-ci provoquent des ruptures de la vessie et des atteintes urétrales graves.
Les auteurs rappellent d'emblée qu'une version complète des guidelines est disponible sur le site de l'EAU (http://uroweb.org). Pour résumer, la cystographie et l'urétrographie constituent toujours les examens de choix afin d'évaluer les traumas survenant respectivement à la vessie et à l'urètre. Ils rappellent qu'en termes de traitement, il est essentiel de bien distinguer les ruptures intrapéritonéales et extrapéritonéales. Dans le premier cas, la chirurgie sera toujours recommandée alors que dans le second, une prise en charge grâce à un drainage par cathéter est possible.
Le traitement de traumatismes urétraux antérieurs chez l'homme dépendra essentiellement de l'origine de la blessure : choc, rupture par pénétration d'un objet ou fracture pénienne. En revanche, les traumas postérieurs peuvent être pris en charge immédiatement ou très précocement par un réalignement endoscopique. Si ce n'est pas possible, ces blessures peuvent être alors traitées par une dérivation urinaire, et une urétroplastie différée sera réalisée après 3 mois. Chez la femme, les traitements dépendent de la localisation, mais sont le plus souvent chirurgicaux.
Une prise en charge correcte des différents traumatismes survenant au niveau du bas appareil urinaire est essentielle afin de réduire les risques de symptômes à long terme au niveau urinaire et sexuel.