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Polyarthrite rhumatoïde et obésité: quand à quelque chose, malheur est bon

Les patients obèses avec une polyarthrite rhumatoïde (PR) traités par un anti-IL-6 ont une amélioration plus prononcée du DAS28 que ceux avec un IMC normal ou en surpoids. C'est la conclusion de cette étude aux résultats un peu surprenants que les auteurs expliquent par un effet de l'inhibition des adipocytokines pro-inflammatoires IL-6 dépendantes.

27 janvier 2015

Plusieurs études antérieures ont démontré les bons résultats obtenus dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) avec un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur de l'interleukine 6. Les réponses ACR (20, 50 et 70) sont significatives et peuvent s'expliquer par le fait que le blocage de l'IL-6 réduit la synthèse de protéines inflammatoire, le développement de la synovite et la destruction osseuse et articulaire. Quelques études récentes se sont penchées sur le poids corporel des patients ainsi traités, et les résultats suggèrent un lien entre l'IMC et la réponse au traitement.

Mieux vaut être obèse
Cette étude1 longitudinale multicentrique rétrospective a inclus 129 patients (poids moyen initial 71,6 kg, DAS28: 5,4), avec une PR traitée par un anti-IL-6. A 1 an, une comparaison des patients en fonction de la médiane du poids (70 kgs) montre une tendance significative à une variation plus importante du DAS28 chez les patients les plus lourds versus les plus légers (p = 0,05). Les patients obèses ont une amélioration du DAS28 plus importante que ceux avec un IMC normal ou en surpoids (4,1 versus 3 et 3,2, p = 0,01).

Un effet sur les adipocytokines?
Pour les auteurs, cette étude suggère une association positive dans la PR entre le poids corporel et la variation du DAS28 chez des patients traités par un anti-IL-6. Ces données seraient explicables par l'effet inhibiteur de l'anti IL6 sur les adipocytokines pro-inflammatoires dont on sait qu'elles sont IL-6 dépendantes.

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