Hyperplasie bénigne de la prostate : Goliath gagne...
Il ne s'agit pas d'une version apocryphe de l'Ancien Testament, mais bien d'une étude européenne, où la Belgique est représentée, testant l'efficacité de la vaporisation par un laser vert par rapport à la résection classique transurétrale dans le cas d'hyperplasie bénigne de la prostate...
Cette étude prospective randomisée contrôlée a, en effet, comparé les résultats de la vaporisation par un laser GreenLight XPS à ceux obtenus par résection classique chez des hommes présentant des symptômes du bas appareil urinaire dus à une hyperplasie prostatique. Les effets ont été étudiés à un an et ont permis d'obtenir aussi différents résultats fonctionnels.
Au total, 291 patients ont été inclus dans l'étude dans 29 sites différents répartis dans 9 pays européens. Les patients ont été répartis pour moitié dans chacun des groupes. L'hypothèse de départ était de démontrer la non-infériorité d'une procédure par rapport à l'autre. En fonction du score IPSS à 6 mois, différents paramètres ont été étudiés comme le flux urinaire, le volume urinaire résiduel post-mictionnel et le PSA, en plus des effets secondaires à long terme.
Sur les 291 patients au départ, 281 ont été randomisés et 269 ont pu bénéficier du traitement. A 1 an, tous les paramètres standards fonctionnels ont été similaires dans les 2 groupes. Ainsi, l'IPSS n'était pas significativement différent entre GL-XPS et le TURP. De même, la qualité de vie était améliorée dans les deux groupes de façon identique. La réduction du PSA et du volume prostatique étaient comparables à 12 mois.
Les effets secondaires ont été ressentis par un nombre équivalent de patients. Ces plaintes étaient sensiblement du même ordre. Dans l'année, 11,8% des patients traités par GL-XPS et 15% par TURP ont dû subir une réintervention chirurgicale. L'incontinence est survenue chez 4 patients des deux groupes. Globalement, les deux traitements sont aussi équivalents en termes de tolérance.
Les auteurs concluent donc à la non-infériorité du laser GL-XPS par rapport à la procédure classique pour ce type de patients. Le suivi se poursuit pour comparer à plus long terme encore les résultats des deux méthodes.