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Gonarthrose: quelle efficacité des traitements médicamenteux?

Pour la première fois, une grande méta-analyse compare au travers de 137 études cliniques publiées " l'effect size " des médicaments dont l'acétominophène, le célécoxib, le diclofénac, l'ibuprofène et le naproxène, plus les injections intra-articulaires de corticostéroïdes ou d'acide hyaluronique.

27 janvier 2015

En dépit de la prévalence de la gonarthrose, très peu d'études comparent l'efficacité des médicaments entre eux. Le choix parmi les nombreux disponibles s'opère souvent sur des habitudes, des données historiques ou l'influence de l'une ou l'autre étude clinique. Les résultats en termes de soulagement de la douleur et de fonctionnalité sont pourtant très variables. Pour essayer d'y voir plus clair, une vaste méta-analyse a regroupé 137 essais cliniques contrôlés, sélectionnés au départ des bases de données Medline, Embase, Cochrane, et d'autres publiées entre 1980 et 2014.

Trois critères et 32.243 patients
Les 137 études sélectionnées dans cette méta-analyse1 comportent 33.243 patients suivis sur 3 ans pour la douleur (n=32.129), la fonctionnalité (n=24.059) et la raideur articulaire (n=18.267). Pour la douleur, tous les médicaments amènent une résolution significative, comparés au placebo. L' " effect size " (ES) varie de 0,63 (CI 95% 0,39-0,88) pour le plus efficace (acide hyaluronique) à 0,18 pour l'acétaminophène, le moins efficace. Entre les deux, on trouve le célécoxib avec un résultat un peu décevant par rapport à ce qui avait été montré dans des études antérieures. Les injections sont plus efficaces qu'un traitement oral. Pour le critère fonctionnel, le naproxène, l'ibuprofène, le diclofénac sont les plus efficaces; les injections d'acide hyaluronique sont supérieures aux injections intra-articulaires de corticoïdes. Pour la raideur articulaire, le classement des médicaments est le même que pour le fonctionnel et les injections d'acide hyaluronique sont supérieures aux injections d'un placebo.

Une valeur indicative
Cette étude présente toutefois des limites du fait d'un suivi trop court, d'artefacts de publications mais aussi d'un manque d'informations sur l'origine des douleurs (inflammation, douleur nociceptive, centrale ...). C'est à ce stade une aide au choix thérapeutique à mettre en ligne avec le profil de sécurité et les coûts de ces traitements.

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