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Arthrose du genou: les anti-arthrosiques aussi efficaces que les AINS

Dans les douleurs liées à l'arthrose du genou, les anti-arthrosiques symptomatiques d'action lente jouent un peu les challenger face aux AINS. Sont-ils vraiment une alternative thérapeutique valable?

10 février 2015

L'arthrose du genou constitue le premier motif de plaintes liées à l'arthrose. Elle touche l'articulation fémoro-patellaire ou l'articulation fémoro-tibiale. Entre 65 et 75 ans, un tiers des personnes seraient concernées, près de la moitié après 80 ans. Le traitement médicamenteux est à base de paracétamol, AINS et maintenant de SYSADOA (Symptomatic Slow Acting Drugs in OA) représentés par la glucosamine, la chondroïtine sulfate et la diacérhéine. Font-ils jeu égal ou mieux que les AINS?

Celecoxib vs SYSADOA
L'objectif de cette étude1 multicentrique interventionnelle était de comparer l'efficacité et la sécurité d'emploi du célécoxib et du sulfate de chondroïtine + glucosamine sous forme hydrochlorée chez des patients avec une arthrose du genou et des douleurs sévères. Elle est réalisée en France, en Allemagne, en Pologne et en Espagne et inclut 606 patients avec un score de Kellgren et Lawrence de 2-3 et une douleur modérée à sévère, avec un score WOMAC (Western Ontario and McMaster Osteoarthritis Index) >301 sur une échelle de 0 à 500. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit le sulfate de chondroïtine 400 mg + la glucosamine hydrochlorée 500 mg/3x/j ou 200 mg de célécoxib chaque jour pendant une durée de 6 mois. Les changements des scores WOMAC sont comparables entre les deux groupes de patients (-185,7 versus -186,8 sous célécoxib). A 6 mois, 79,7% des patients dans le groupe anti-arthrosiques et 79,2% dans le groupe célécoxib remplissent pleinement les critères OMERACT-OARSI. Dans les deux groupes, on observe une réduction supérieure à 50% d'articulations douloureuses; on ne note pas non plus de différences pour les critères secondaires incluant l'échelle VAS pour la douleur, la présence d'articulations douloureuses et gonflées, la consommation de médicaments ou le pronostic en termes de qualité de vie (EuroQol-5D).

Une étude de non-infériorité
Cette étude à laquelle participait un centre belge (Pr Henrotin, Liège) démontre une efficacité comparable entre un AINS de la famille des coxib et des anti-arthrosiques d'action lente dans la réduction de la douleur, de la raideur articulaire, des limitations fonctionnelles et des articulations gonflées à 6 mois chez des patients avec une arthrose du genou douloureuse, le tout dans un excellent contexte de tolérance.

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