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Syndrome SAPHO: un bisphosphonate fait la différence

C'est un syndrome rare, marqué par des douleurs intenses pour lesquelles les antalgiques et AINS conventionnels donnent des résultats mitigés. Dans la classe des bisphophonates, le pamidronate amène une bonne réponse chez la majorité des patients traités.

10 février 2015

Le syndrome SAPHO (Synovite, Acné, Pustulose palmo-plantaire, Hyperostose, Ostéite) désigne plusieurs affections chroniques qui peuvent toucher à la fois la peau, les os et les articulations. Ces manifestations peuvent apparaître à des moments divers sans nécessairement se cumuler. La prévalence serait de l'ordre de 1/10.000 sans restriction d'âge. Les personnes atteintes éprouvent généralement de fortes douleurs et une raideur dans les os et les articulations. On note une atteinte rhumatismale de forme arthritique, touchant la paroi thoracique antérieure (hyperostose par ostéite aseptique) mais pouvant atteindre des articulations périphériques, l'articulation sacro-iliaque, voire les articulations vertébrales ou sterno-claviculaires. L'os atteint est condensé, hypertrophié, élargi. L'atteinte ostéo-articulaire est responsable d'une ossification des ligaments sterno-costo-claviculaires. Le traitement de base repose sur les AINS avec des résultats en demi-teinte, ce qui explique qu'ils sont généralement associés à la sulfasalazine ou au méthotrexate.

Un bisphosphonate est efficace
L'étude1 a inclus 41 patients avec un âge moyen de 45 ans au moment du diagnostic. Les troubles osseux sont principalement localisés au niveau de la paroi thoracique antérieure (68% des patients), au niveau de la colonne (39%) et des articulations sacro-iliaques (29%). Quatre patients ont une ostéite périphérique et 2 ont une ostéite mandibulaire. Le HLA-B27 est négatif chez tous les patients. Une réponse partielle est obtenue par la colchicine, le methotrexate, ou la sulfasalazine chez respectivement 0/6, 2/4, et 1 patient sur 6. L'antibiothérapie (azithromycine et doxycycline, n = 2) est efficace chez 2 patients sur 9. En finale c'est un bisphosphonate, le pamidronate qui donne les meilleurs résultats chez 18 patients sur 22.

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