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Ostéoporose masculine: le traitement utilisé chez la femme est-il bénéfique?

Une fracture ostéoporotique sur trois se produit chez l'homme et les conséquences sont généralement beaucoup plus sévères que chez la femme. Et pourtant ,l'ostéoporose masculine est relativement méconnue et seule une minorité d'hommes avec un haut risque fracturaire sont identifiés et traités.

24 février 2015

En dépit des différences observées entre sexes dans la pathophysiologie de l'ostéoporose, le dénominateur commun est la perte osseuse, et il semblait dès lors cohérent de traiter les hommes et les femmes de la même façon, avec une estimation similaire du risque fracturaire à 10 ans. Les médicaments qui sont maintenant approuvés incluent les bisphosphonates anti-résorption, le dénosumab, le teriparatide comme ostéo-formateur et le ranélate de strontium. Même si le niveau d'évidence en termes de sécurité et d'efficacité de ces anti-ostéoporotiques chez l'homme est relativement limité, les données disponibles confirment bien que les effets du traitement chez l'homme sont similaires à ceux observés chez la femme dans l'ostéoporose post-ménopausique.

Dans le pipeline
De nouveaux composés sont maintenant en essais cliniques avancés comme l'odanacatib, un inhibiteur sélectif de la cathepsine-K et le romosozumab, un anticorps monoclonal dirigé contre la sclérostine.

On sait aujourd'hui que cette protéine synthétisée par l'ostéocyte est un puissant inhibiteur de la formation osseuse en bloquant la voie Wmt des ostéoblastes. Elle est également associée au risque fracturaire et à la masse osseuse. Dans une étude2 de phase II multicentrique, 419 femmes post-ménopausées (âges 55 - 85 ans), avec une DMO basse (T score -2,0 ou moins au rachis lombaire, à la hanche, au col fémoral) reçoivent soit un anti-sclérostine (romosozumab) 1x/ mois en SC ou chaque 3 mois ou un placebo ou un comparateur actif (bisphosphonate ou tériparatide). A toutes les doses, le romosozumab est associé à un accroissement significatif de la DMO au rachis (+ 11,3% à la dose de 200 mg) comparé à une diminution de 0,1% sous placebo et une augmentation de 4,1% sous alendronate et 7,1% sous tériparatide. La DMO est significativement augmentée sur tous les autres sites, hanche, col fémoral, etc, de même que les marqueurs de formation osseuse. La tolérance est jugée excellente hormis une légère réaction au site d'injection.

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