Les femmes décèdent plus souvent des conséquences du diabète de type 1
Habituellement, les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, mais ceci ne s'applique plus aux femmes souffrant de diabète de type 1, traitées par insuline. En chiffres absolus, on compte davantage de décès consécutifs au diabète de type 1 chez les hommes mais, si nous standardisons les chiffres selon le sexe, il en va tout autrement.
De précédentes études avaient déjà suggéré que la mortalité n'était pas identique chez les hommes et les femmes souffrant de diabète de type 1. Une revue systématique et une méta-analyse ont examiné la mortalité dans les études publiées entre 1996 et 2014. Les auteurs ont fait une distinction entre la mortalité globale et la mortalité due à une maladie cardiovasculaire. Ils ont également comparé l'apparition d'une affection rénale, d'un cancer, la combinaison d'accidents et de suicides, les maladies coronariennes et les AVC chez les hommes et les femmes souffrant de diabète de type 1.
Des chiffres impressionnants
Au départ de 26 études, plus de 200 000 individus et 15 000 événements ont pu être inclus dans la méta-analyse. Il est apparu que la mortalité globale chez les femmes souffrant de diabète de type 1 est plus élevée de 37 % par rapport à celle enregistrée chez leurs homologues masculins. En ce qui concerne les AVC (37 %) et les affections rénales fatales (44 %), le risque est également accru, selon un même ordre de grandeur, chez les femmes souffrant de diabète de type 1 ; pour les maladies cardiovasculaires fatales, cette augmentation atteint même 86 %.
En ce qui concerne la survenue de maladies coronariennes, la différence entre les hommes et les femmes souffrant de diabète
Quant à la mortalité associée au diabète de type 1, due à un cancer ou aux accidents et suicides, on n'a pas pu établir de différence entre les hommes et les femmes.
En bref
Les femmes souffrant de diabète de type 1 ont malheureusement un risque de mortalité majoré de près de 40 %, et leur risque d'accidents vasculaires fatals et non fatals est doublé lorsqu'on les compare aux hommes souffrant également de diabète de type 1.