Davantage de troubles mentaux chez les adolescents souffrant de diabète de type 1
À quel point le diagnostic de diabète de type 1 pèse-t-il sur l'état mental des enfants et des adolescents ? Une étude suédoise cas-témoins a comparé ces enfants ainsi que leurs frères et soeurs appariés, en bonne santé, jusqu'à l'âge de 18 ans, par rapport à la population générale.
L'étude a inclus plus de 17 000 adolescents souffrant de diabète de type 1 et près de 19 000 frères et soeurs, nés en Suède entre 1973 et 2009.
Risque plus élevé pour tous les tableaux cliniques psychiatriques
Comparativement à la population générale, on observait trois fois plus d'affections psychiatriques chez les diabétiques de type 1, au cours des six premiers mois suivant l'annonce du diagnostic (HR 3,0). Sur l'ensemble de la période d'observation, le risque de troubles mentaux était doublé (HR 2,1). En ce qui concerne le suicide, on notait une augmentation du risque de 70 % (HR 1,7 ; 1,4-2,0), mais ce risque était accru pour la plupart des tableaux cliniques psychiatriques.
Les auteurs ont cependant noté une diminution dans le temps, avec un HR de 2,7 dans le groupe né entre 1973 et 1986 , comparativement à un HR égal à 1,9 dans le groupe né entre 1997 et 2009.
Globalement, le risque d'affection psychiatrique n'était que légèrement accru chez les frères et soeurs des sujets souffrant de diabète de type 1 (HR 1,1), comparativement à la population générale, et ce, sans qu'on puisse dégager de tableau clinique particulier.
Le diabète en cause
Les auteurs attribuent ce risque accru d'affection psychiatrique au diabète lui-même, et non aux antécédents familiaux. C'est surtout peu de temps après l'annonce du diagnostic que des mesures de précaution se révèlent nécessaires.