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Cancer non à petites cellules avancé. Des questions? Des réponses et surtout de quoi réfléchir sur sa pratique

Jusqu'il y a peu, la première ligne de traitement des cancers du poumon non à petites cellules à un stade avancé ne posait guère de problèmes au praticien. Les patients éligibles pour une chimiothérapie recevaient un doublet à base de platine, et la survie à 5 ans était mauvaise.

Dr Jean-Claude Lemaire - 24 février 2015

Ainsi débute un article de revue qui, après avoir indiqué l'absence d'amélioration en modifiant la durée du traitement (4 cycles versus 6 cycles) ou en variant le sel de platine (cisplatine versus carboplatine), précise que l'arrivée des thérapies ciblées et de nouvelles chimiothérapies mieux supportées rend désormais la situation beaucoup plus complexe, tant pour la première ligne que pour la maintenance.

La revue se focalise sur trois points essentiels qui concernent tous les cancers avancés non à petites cellules (mais plus particulièrement les formes non-épidermoïdes) ne présentant pas de particularités moléculaires indiquant spécifiquement le recours à tel ou tel type de traitement.

Au fil des études retenues et réanalysées, trois questions fondamentales sont abordées :

• Quel agent associer au sel de platine? permetrexed ou taxane?
Les auteurs privilégient le paclitaxel comme thérapie d'induction, mais reconnaissent clairement qu'il n'y a pas de preuves directes formelles de la justesse de leur choix. La lecture des arguments sur lesquels se base leur décision est extrêmement instructive.

• Quand le bévacizumab est-il utile?
Une autre question difficile, déjà en partie abordée lors de l'exposition des arguments justifiant la première réponse. Ici encore, plus que la réponse (en association au doublet sel de platine-paclitaxel), c'est le cheminement intellectuel qui est le plus intéressant.

• Quand envisager une maintenance, et avec quel agent?
Ici, deux réponses claires, d'une part la maintenance augmente la survie globale, d'autre part aucun travail n'a démontré la supériorité d'une maintenance avec deux agents plutôt qu'un seul. En revanche, au vu des données disponibles, le choix de l'agent idéal reste très délicat.

Cet article est disponible gratuitement en texte intégral (inscription requise), et nous vous en recommandons la lecture. Elle vous permettra de jeter un regard critique sur bon nombre d'essais et, le cas échéant, de mettre en question vos attitudes habituelles. Un exercice qui s'avère toujours extrêmement enrichissant.

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