Le télécoaching a un impact positif sur les facteurs de risque du diabète
Coacher les patients diabétiques de type 2 par téléphone a influence favorablement d'importants facteurs de risque comme le taux de cholestérol, le poids ou la glycémie, ressort-il d'une étude des Mutualités Libres. L'organisme assureur plaide dès lors pour que ce concept soit testé pour d'autres maladies chroniques et que ce concept soit intégré aux soins de première ligne.
Diverses études avaient déjà démontré l'efficacité de l'éducation thérapeutique pour contrôler le diabète. Et le suivi par téléphone ou télécoaching renforce cette approche éducative, selon les Mutualités Libres. En collaboration avec les universités de Louvain et de Gand, elles ont testé sur leurs affiliés diabétiques le programme australien Coach, le premier à se baser sur des directives scientifiques.
Concrètement, le patient bénéficie de 5 séances téléphoniques de 30 minutes toutes les 4 à 5 semaines. Un éducateur du diabète l'encourage à atteindre des valeurs cibles relatives à sa tension artérielle, sa glycémie, sa perte de poids, etc. Il définit avec le patient des points d'action concrets, en concertation avec le médecin généraliste.
574 personnes atteintes de diabète de type 2 ont participé à la première étude clinique belge destinée à évaluer la plus-value de ce programme. Il ressort de cette étude que le nombre de patients suivis par téléphone qui ont atteint leurs objectifs de traitement a augmenté de 8,5 %.
En outre, 97 % des participants au groupe de télécoaching se disent satisfaits du programme et 92 % indiquent que le téléphone est un moyen adapté pour communiquer avec leur coach.
Suite aux résultats positifs de cette étude, les Mutualités Libres proposent de tester le rôle de coach pour d'autres maladies chroniques et d'intégrer ce concept à la première ligne de soins. Avec pour objectif de mettre au point, avec les acteurs de la santé, un modèle d'organisation et de financement durable pour l'encadrement des malades chroniques.