Une dose élevée d'acide folique induit une résistance à l'insuline chez le rat
L'acide folique est indispensable à la formation du système nerveux chez le foetus. Toutefois, comme le dit la célèbre maxime, trop c'est trop. La présente étude a été menée en vue de déterminer l'impact d'une dose élevée d'acide folique sur les processus métaboliques des animaux adultes.
La moitié d'un groupe de rats a reçu la dose recommandée par le biais de l'alimentation (rats témoins), tandis que l'autre moitié a reçu une dose élevée (20 fois la dose recommandée), également par voie alimentaire. L'administration d'acide folique a débuté lors de l'accouplement et s'est poursuivie au cours de la gestation, jusqu'à la fin de la lactation.
Conséquences métaboliques
Le poids corporel ainsi que la prise alimentaire et de liquides des rats mères et de leur progéniture ont été suivis jusqu'à ce que les jeunes atteignent l'âge de 13 mois. Des mesures ont été réalisées au bout de 3 mois et de 13 mois.
Tant les mères que leurs petits avaient un poids corporel plus élevé que celui des animaux témoins, plus spécifiquement 22 semaines après l'arrêt de l'administration d'acide folique chez les mères et 10 semaines après l'arrêt chez les jeunes.
À l'âge de 3 mois, la progéniture femelle des mères ayant reçu une dose élevée d'acide folique présentait une glycémie plus élevée. À l'âge de 13 mois, tant la progéniture femelle que mâle de ces mères montrait une altération de la tolérance au glucose, en comparaison avec les rats témoins. De plus, à 13 mois, les jeunes femelles avaient des taux d'insuline plus élevés et des taux d'adinopectine plus faibles que ceux des témoins, et les jeunes mâles montraient des taux de leptine supérieurs à ceux des témoins.
En résumé
L'exposition à des doses élevées d'acide folique avant et pendant la gestation et la lactation a des répercussions à long terme sur le phénotype métabolique des descendants, car elle les prédispose à une résistance à l'insuline. En conclusion, il faut éviter d'abuser des bonnes choses.