Amélioration confirmée des troubles de vessie hyperactive avec le mirabegron
Une nouvelle étude, japonaise cette fois, montre l'intérêt d'un traitement avec le mirabegron dans la prise en charge des symptômes de vessie hyperactive chez la femme.
Cette étude prospective ouverte menée dans un seul centre visait à évaluer, à l'aide d'analyses urodynamiques, les effets d'un traitement par le mirabegron chez des femmes présentant une vessie hyperactive et qui n'avaient pas été préalablement traitées pour cette affection.
Symptômes objectifs et subjectifs
Un total de 60 patientes non hospitalisées, âgées de 50 à 86 ans (moyenne: 72.3), a été inclus dans cette étude. La sévérité des symptômes subjectifs associés à leur problème de vessie hyperactive a été évaluée à l'aide d'un score spécifique (OAB symptom score). Des études urodynamiques ont également été entreprises pour évaluer les symptômes objectifs de ces patientes. Ont ainsi été réalisés: une débitmétrie urinaire, une cystomanométrie de remplissage, une mesure des pressions de vidange. Comme paramètres de la fonction de remplissage, les investigateurs ont évalué le premier besoin d'uriner, la capacité cystomanométrique maximale et la présence d'une hyperactivité détrusorienne. Le débit maximal, la pression détrusorienne au Qmax et le volume urinaire résiduel post-mictionnel ont quant à eux été évalués en tant que paramètres de la fonction de vidange.
Résultats significatifs pour le mirabegron
Les résultats enregistrés montrent une diminution significative du score de symptômes subjectifs (OAB symptom score) de 9.4 points à 6.2 points (p<0.001). Pour ce qui est des symptômes objectifs, une amélioration significative a été mise en évidence à la fois du délai avant le premier besoin d'uriner et de la capacité cystomanométrique maximale après le traitement par mirabegron. L'hyperactivité détrusorienne a, par ailleurs, disparu chez 14 des 35 patients qui présentaient une telle hyperactivité au départ de l'étude (40%); une différence, elle aussi, significative (p<0.01). Les paramètres de vidange comme le débit maximal, la pression détrusorienne au Qmax et le volume d'urine résiduel post-mictionnel n'avaient pas été modifiés de manière significative au cours du traitement, ce qui selon les investigateurs démontre bien que le mirabegron n'inhibe pas la fonction de vidange.
"Cette étude montre que le mirabegron permet d'améliorer les symptômes subjectifs chez des femmes présentant une vessie hyperactive sans interférer avec la fonction de vidange", concluent les auteurs.